United States

Geneva talks delay exposes (again) US links to terrorism

That truth is far too grim to admit to public knowledge and discussion. For such truth would indict Washington as a terror sponsor, answerable to international law. And so the Western media fulfill their assigned function –of concealing damning truth and keeping the public oblivious. That makes them equally complicit in the criminality of their government.

OffGuardian

By Finian Cunningham at the American Herald Tribune

As is often the case, you have to read between the lines to parse the truth about Syria –or indeed many other issues –as reported in the Western mainstream media. With a discerning eye the truth can be found. But that’s why it is played down, sanitized, half-told or frosted with banality. Because the truth is pretty shocking.

This week, UN-backed political talks were scheduled to begin in the Swiss city of Geneva between the Assad government and various so-called opposition groups. The talks did not take place as planned on Monday, January 25, and it is unclear if they will even go-ahead this week.

The stumbling block is finding agreement on which opposition groups are to be admitted to the negotiations. The Western news media won’t spell it out. But the main problem resides with the United States and Saudi Arabia…

View original post 675 more words

‘Putin’s Russia’ or Russia’s Putin?

Mr Gordon M. Hahn is a voice of sanity in the moronic cacophony of US foreign policy!

Russian and Eurasian Politics

photo russia putin

by Gordon M. Hahn

Introduction

Western observers often use the term ‘Putin’s Russia’ in discussing developments in Russian politics, economics, society, and culture. This has become a ‘meme’ of sorts. Its use is usually an effort to imply the Russian political regime’s authoritarianism—relatively soft, in this author’s view—under Russian President Vladimir Putin. Raising the point of Putin’s authoritarianism in one’s work, preferably at the outset of any piece of writing, is requisite if one hopes to get published nowadays. The phrase ‘Putin’s Russia’ is often intended to lead the reader to make the inferences, such as ‘the Russia of Putin’, the ‘Russia that Putin controls’, ‘Putin controls Russia’, ‘Putin controls part (most) of Russian life’, or the preferable ‘Putin controls everything in Russia.’ However, but the real operational dynamic in the relationship between Putin and ‘his’ Russia is quite the reverse – ‘Russia’s Putin.’

Putin like most other Russians today…

View original post 3,282 more words

L’Etat islamique, cancer du capitalisme moderne

L’« Etat islamique » est un symptôme brutal de l’aggravation d’une crise de civilisation fondée sur la dépendance aux combustibles fossiles, qui porte atteinte à l’hégémonie occidentale et met à mal le pouvoir des Etats dans le monde musulman.

Le débat sur les origines de l’Etat islamique a largement oscillé entre deux points de vue extrêmes. Certains accusent l’Occident : l’Etat islamique n’est rien de plus qu’une réaction prévisible à l’occupation de l’Irak, un autre contrecoup de la politique étrangère occidentale. D’autres attribuent purement et simplement l’émergence de l’Etat islamique à la barbarie historique ou culturelle du monde musulman, dont les croyances et les valeurs médiévales arriérées sont un incubateur naturel de ce type d’extrémisme violent.

Alors que ce débat banal se poursuit d’un ton monotone, la plus grosse évidence que personne ne veut voir concerne les infrastructures matérielles. Tout le monde peut nourrir des pensées mauvaises, horribles ou dégoûtantes. Mais elles restent de simples fantasmes à moins que l’on ne trouve un moyen de les manifester concrètement dans le monde qui nous entoure.

Ainsi, pour comprendre comment l’idéologie qui anime l’Etat islamique a réussi à rassembler les ressources matérielles nécessaires pour conquérir un espace plus grand que le Royaume-Uni, nous devons inspecter de plus près son contexte matériel.

Suivez l’argent

Les fondements de l’idéologie d’al-Qaïda sont nés dans les années 1970. Abdallah Azzam, mentor palestinien d’Oussama ben Laden, a alors formulé une nouvelle théorie justifiant la poursuite d’une guerre continue et de faible intensité par des cellules moudjahidines déployées en faveur d’un Etat panislamiste. Les doctrines islamistes violentes d’Abdallah Azzam ont été popularisées dans le contexte de l’invasion de l’Afghanistan par les Soviétiques.

Comme on le sait, les réseaux moudjahidines afghans ont été formés et financés sous la supervision de la CIA, du MI6 et du Pentagone. Les Etats du Golfe ont apporté des sommes d’argent considérables, tandis que l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais a assuré la liaison sur le terrain avec les réseaux militants coordonnés par Azzam, ben Laden et les autres.

L’administration Reagan a par exemple fourni 2 milliards de dollars aux moudjahidines afghans, complétés par un apport de 2 milliards de dollars de l’Arabie saoudite.

En Afghanistan, l’USAID a investi des millions de dollars pour fournir aux écoliers « des manuels remplis d’images violentes et d’enseignements islamiques militants », d’après le Washington Post. La théologie justifiant le djihad violent était entrecoupée de « dessins de fusils, de balles, de soldats et de mines ». Les manuels vantaient même les récompenses divines offertes aux enfants qui « arracheraient les yeux de l’ennemi soviétique et lui couperaient les jambes ».

Selon la croyance populaire, cette configuration désastreuse d’une collaboration entre l’Occident et le monde musulman dans le financement des extrémistes islamistes aurait pris fin avec l’effondrement de l’Union soviétique. Comme je l’ai expliqué lors d’un témoignage au Congrès un an après la sortie du rapport de la Commission du 11 septembre, cette croyance populaire est erronée.

Le chantage de la protection

Un rapport classifié des services de renseignement américains, révélé par le journaliste Gerald Posner, a confirmé que les Etats-Unis étaient pleinement conscients du fait qu’un accord secret avait été conclu en avril 1991 entre l’Arabie saoudite et ben Laden, alors en résidence surveillée. Selon cet accord, ben Laden était autorisé à quitter le royaume avec ses financements et partisans et à continuer de recevoir un soutien financier de la famille royale saoudienne à la seule condition qu’il s’abstienne de cibler et de déstabiliser le royaume d’Arabie saoudite lui-même.

Loin d’être des observateurs distants de cet accord secret, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne y ont participé activement.

L’approvisionnement massif de pétrole en provenance d’Arabie saoudite est au fondement de la santé et de la croissance de l’économie mondiale. Nous ne pouvions nous permettre d’être déstabilisés, et nous avons donc dû accepter ce compromis : pour protéger le royaume, il fallait le laisser financer ben Laden hors de ses frontières.

Comme l’historien britannique Mark Curtis le décrit minutieusement dans son livre sensationnel, Secret Affairs: Britain’s Collusion with Radical Islam, les gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni ont continué de soutenir secrètement des réseaux affiliés à al-Qaïda en Asie centrale et dans les Balkans après la guerre froide, et ce pour les mêmes raisons que précédemment, à savoir la lutte contre l’influence russe, et désormais chinoise, afin d’étendre l’hégémonie américaine sur l’économie capitaliste mondiale. L’Arabie saoudite, première plate-forme pétrolière du monde, est restée l’intermédiaire de cette stratégie anglo-américaine irréfléchie.

En Bosnie

Curtis relate qu’un an après l’attentat du World Trade Center de 1993, Oussama ben Laden a ouvert un bureau dans le quartier de Wembley, à Londres, sous le nom d’« Advice and Reformation Committee », depuis lequel il a coordonné des activités extrémistes dans le monde entier.

Vers la même époque, le Pentagone a acheminé par avion des milliers de moudjahidines d’al-Qaïda de l’Asie centrale vers la Bosnie, violant ainsi l’embargo sur les armes imposé par l’ONU, selon des fichiers des services de renseignement néerlandais. Ces combattants étaient accompagnés par les forces spéciales américaines. Le « cheikh aveugle » qui a été condamné pour l’attentat du World Trade Center était profondément impliqué dans le recrutement et l’envoi de combattants d’al-Qaïda en Bosnie.

En Afghanistan

A partir de 1994 environ et jusqu’au 11 septembre, les services de renseignement militaire américains ainsi que la Grande-Bretagne, l’Arabie saoudite et le Pakistan, ont secrètement fourni des armes et des fonds aux talibans, qui abritaient al-Qaïda.

En 1997, Amnesty International a déploré l’existence de « liens politiques étroits » entre la milice talibane en place, qui venait de conquérir Kaboul, et les Etats-Unis. Le groupe de défense des droits de l’homme a fait référence à des comptes-rendus crédibles « sur les madrasas (écoles religieuses) fréquentées par les talibans au Pakistan », indiquant que « ces liens peuvent avoir été établis au commencement même du mouvement taliban ».

Amnesty a rapporté que ces comptes-rendus provenaient de Benazir Bhutto, alors Première ministre du Pakistan ; cette dernière, aujourd’hui décédée, avait « affirmé que les madrasas avaient été mises en place par la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, l’Arabie saoudite et le Pakistan au cours du djihad, la résistance islamique contre l’occupation de l’Afghanistan par les Soviétiques ». Sous la tutelle américaine, l’Arabie saoudite continuait de financer ces madrasas.

Les manuels rédigés par le gouvernement américain afin d’endoctriner les enfants afghans avec l’idéologie du djihad violent pendant la guerre froide furent alors approuvés par les talibans. Ils furent intégrés au programme de base du système scolaire afghan et largement utilisés dans les madrasas militantes pakistanaises financées par l’Arabie saoudite et l’ISI pakistanaise avec le soutien des Etats-Unis.

Les administrations Clinton et Bush espéraient se servir des talibans pour établir un régime fantoche dans le pays, à la manière de leur bienfaiteur saoudien. L’espoir vain et manifestement infondé était qu’un gouvernement taliban assure la stabilité nécessaire pour installer un pipeline trans-afghan (TAPI) acheminant le gaz d’Asie centrale vers l’Asie du Sud, tout en longeant la Russie, la Chine et l’Iran.

Ces espoirs ont été anéantis trois mois avant le 11 septembre, lorsque les talibans ont rejeté les propositions américaines. Le projet TAPI a ensuite été bloqué en raison du contrôle intransigeant de Kandahar et Quetta par les talibans ; toutefois, ce projet est désormais en cours de finalisation sous la direction de l’administration Obama.

Au Kosovo

Mark Curtis indique que l’OTAN a continué de parrainer les réseaux affiliés à al-Qaïda au Kosovo à la fin des années 1990, lorsque les forces spéciales américaines et britanniques ont approvisionné en armes et formé les rebelles de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK), parmi lesquels figuraient des recrues moudjahidines. Ces effectifs comptaient une cellule rebelle dirigée par Mohammed al-Zaouahiri, frère du bras droit de ben Laden, Ayman al-Zaouahiri, qui est désormais le leader d’al-Qaïda.

Dans la même période, Oussama ben Laden et Ayman al-Zaouahiri ont coordonné les attentats de 1998 contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie depuis le bureau de ben Laden à Londres.

Il y avait toutefois quelques bonnes nouvelles : les interventions de l’OTAN dans les Balkans, conjuguées à la désintégration de la Yougoslavie socialiste, ont ouvert la voie à l’intégration de la région dans l’Europe occidentale, à la privatisation des marchés locaux et à l’établissement de nouveaux régimes en faveur du projet de pipeline trans-Balkans, destiné à transporter le pétrole et le gaz d’Asie centrale vers l’Occident.

Une réorientation de la politique au Moyen-Orient

Même après les attentats du 11 septembre 2001 et du 7 juillet 2005, la dépendance des Américains et des Britanniques aux combustibles fossiles bon marché pour soutenir l’expansion capitaliste mondiale les a poussés à approfondir cette alliance avec les extrémistes.

Vers le milieu de la dernière décennie, les services de renseignement militaire anglo-américains ont commencé à superviser les financements apportés par les Etats du Golfe, menés une fois de plus par l’Arabie saoudite, aux réseaux extrémistes islamistes à travers le Moyen-Orient et l’Asie centrale pour contrer l’influence chiite iranienne dans la région. Parmi les bénéficiaires de cette entreprise figuraient des groupes militants et extrémistes affiliés à al-Qaïda de l’Irak au Liban en passant par la Syrie, soit un véritable arc du terrorisme islamiste.

Une fois de plus, les militants islamistes furent involontairement entretenus en tant qu’agents de l’hégémonie américaine face aux rivaux géopolitiques émergeants.

Comme Seymour Hersh l’a révélé dans le New Yorker en 2007, cette « réorientation » de la politique consistait à affaiblir non seulement l’Iran, mais aussi la Syrie, où les largesses des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite ont contribué à soutenir les Frères musulmans syriens, entre autres groupes d’opposition. Evidemment, l’Iran et la Syrie étaient étroitement alignés avec la Russie et la Chine.

En Libye

En 2011, l’intervention militaire de l’OTAN pour renverser le régime de Kadhafi a emboîté le pas au soutien important apporté à des mercenaires libyens, qui étaient en fait des membres de la branche officielle d’al-Qaïda en Libye. La France se serait vu proposer le contrôle de 35 % des ressources pétrolières de la Libye en échange de son soutien aux insurgés.

Après l’intervention, les géants pétroliers européens, britanniques et américains étaient « parfaitement prêts à tirer profit » des « opportunités commerciales », d’après David Anderson, professeur à l’université d’Oxford. Les contrats juteux signés avec les membres de l’OTAN ont pu « libérer l’Europe occidentale de l’emprise des producteurs russes qui pratiquent des prix élevés et dominent actuellement leur approvisionnement en gaz ».

Des rapports secrets établis par les services de renseignement ont montré que les rebelles soutenus par l’OTAN entretenaient des liens étroits avec al-Qaïda. La CIA s’est également servie des militants islamistes en Libye pour acheminer des armes lourdes aux rebelles du pays.

Un rapport de 2009 des services de renseignement canadiens décrit le bastion rebelle de l’est de la Libye comme un « épicentre de l’extrémisme islamiste », à partir duquel « les cellules extrémistes » ont agi dans la région. Selon David Pugliese, dont les propos sont repris dans l’Ottawa Citizen, c’est cette même région qui était « défendue par une coalition de l’OTAN dirigée par le Canada ». D’après David Pugliese, le rapport des services de renseignement a confirmé que « plusieurs groupes d’insurgés islamistes » étaient basés dans l’est de la Libye et que beaucoup de ces groupes ont également « exhorté leurs partisans à combattre en Irak ». Les pilotes canadiens plaisantaient même en privé, se disant qu’ils faisaient partie de l’armée de l’air d’al-Qaïda « dans la mesure où leurs missions de bombardement ont contribué à ouvrir la voie aux rebelles alignés avec le groupe terroriste ».

Selon Pugliese, les spécialistes des services de renseignement canadiens ont envoyé un rapport prémonitoire à l’attention des officiers supérieurs de l’OTAN en date du 15 mars 2011, quelques jours seulement avant le début de l’intervention. « Il est de plus en plus possible que la situation en Libye se transforme en une guerre tribale/civile à long terme, était-il écrit. Cela est particulièrement probable si les forces d’opposition reçoivent une assistance militaire de la part d’armées étrangères. »

Comme nous le savons, l’intervention a quand même eu lieu.

En Syrie

Au cours des cinq dernières années au moins, l’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis, la Jordanie et la Turquie ont tous apporté un soutien financier et militaire considérable à des réseaux militants islamistes liés à al-Qaïda qui ont engendré l’« Etat islamique » que nous connaissons aujourd’hui. Ce soutien a été apporté dans le cadre d’une campagne anti-Assad de plus en plus intense dirigée par les Etats-Unis.

La concurrence pour dominer les tracés potentiels des pipelines régionaux passant par la Syrie et contrôler les ressources inexploitées en combustibles fossiles en Syrie et en Méditerranée orientale (au détriment de la Russie et de la Chine) a fortement contribué à motiver cette stratégie.

Roland Dumas, ancien ministre français des Affaires étrangères, a révélé qu’en 2009 les responsables du ministère britannique des Affaires étrangères lui avaient indiqué que les forces britanniques étaient déjà actives en Syrie pour tenter de fomenter la rébellion.

L’opération qui se poursuit actuellement a été étroitement contrôlée dans le cadre d’un programme secret toujours en cours, coordonné conjointement par les services de renseignement militaire américains, britanniques, français et israéliens. Des rapports publics confirment qu’à la fin de l’année 2014, le soutien apporté par les Etats-Unis aux combattants luttant contre Assad s’élevait, à lui seul, à environ 2 milliards de dollars.

Ce soutien aux extrémistes islamistes est communément considéré comme une erreur, et les faits parlent d’eux-mêmes. D’après des évaluations classifiées de la CIA, les services de renseignement américains savaient que le soutien apporté aux rebelles anti-Assad dirigé par les Etats-Unis à travers ses alliés au Moyen-Orient a toujours fini entre les mains des extrémistes les plus virulents. Toutefois, il a continué.

L’année précédant le lancement de la campagne de l’Etat islamique pour conquérir l’intérieur de l’Irak, les responsables du Pentagone étaient également conscients que la grande majorité des rebelles « modérés » de l’Armée syrienne libre (ASL) étaient en fait des militants islamistes. Ainsi que l’ont reconnu les responsables, il était de plus en plus impossible d’établir une frontière fixe entre les rebelles dits « modérés » et les extrémistes liés à al-Qaïda ou à l’Etat islamique en raison de la fluidité des interactions existant entre ces deux composantes.

De plus en plus, les combattants frustrés de l’ASL ont rejoint les rangs des militants islamistes en Syrie, non pas pour des raisons idéologiques mais simplement en raison de leur plus grande puissance militaire. Jusqu’à présent, la quasi-totalité des groupes rebelles « modérés » formés et récemment armés par les Etats-Unis sont en cours de dissolution et de défection, et leurs membres n’en finissent plus de passer du côté d’al-Qaïda et de l’Etat islamique dans la lutte contre Assad.

En Turquie

Grâce à un nouvel accord avec la Turquie, les Etats-Unis coordonnent actuellement l’approvisionnement continu en aide militaire aux rebelles « modérés » pour combattre l’Etat islamique. Pourtant, ce n’est un secret pour personne que pendant toute cette période, la Turquie a directement parrainé al-Qaïda et l’Etat islamique dans le cadre d’une manœuvre géopolitique destinée à écraser les groupes d’opposition kurdes et à faire tomber Assad.

On a fait grand cas des efforts « relâchés » de la Turquie pour empêcher la traversée de son territoire par les combattants étrangers souhaitant rejoindre l’Etat islamique en Syrie. Ankara a récemment répondu en annonçant avoir arrêté plusieurs milliers d’entre eux.

Ces affirmations sont imaginaires : la Turquie a délibérément abrité et acheminé le soutien apporté à l’Etat islamique et à al-Qaïda en Syrie.

L’été dernier, le journaliste turc Denis Kahraman a interviewé un combattant de l’Etat islamique recevant un traitement médical en Turquie ; ce dernier lui a dit : « La Turquie nous a ouvert la voie. Si la Turquie n’avait pas fait preuve d’autant de compréhension à notre égard, l’Etat islamique n’en serait pas là où il en est actuellement. Elle [La Turquie] a manifesté de l’affection à notre égard. Un grand nombre de nos moudjahidines [djihadistes] ont reçu un traitement médical en Turquie. »

Plus tôt cette année, des documents officiels de l’armée turque (le Commandement général de la gendarmerie) divulgués en ligne et authentifiés ont révélé que les services de renseignement turcs (MIT) avaient été surpris par des officiers militaires à Adana alors qu’ils étaient en train de transporter par camions des missiles, mortiers et munitions anti-aériennes « à destination de l’organisation terroriste al-Qaïda » en Syrie.

Les rebelles « modérés » de l’ASL sont impliqués dans le réseau de soutien turco-islamiste parrainé par le MIT. L’un d’eux a expliqué au Telegraph qu’il « gère désormais des refuges en Turquie hébergeant des combattants étrangers qui cherchent à rejoindre le Front al-Nosra et [l’Etat islamique] ».

Des responsables politiques ont cherché à attirer l’attention sur ce sujet, en vain. L’année dernière, Claudia Roth, vice-présidente du parlement allemand, a fait part de sa consternation face au fait que l’OTAN autorise la Turquie à abriter un camp de l’Etat islamique à Istanbul, à faciliter les transferts d’armes à destination de militants islamistes à travers ses frontières, et à soutenir tacitement les ventes de pétrole de l’Etat islamique. Rien ne s’est passé.

La coalition menée par les Etats-Unis contre l’Etat islamique finance l’Etat islamique

Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ne sont pas seulement restés étrangement silencieux face à la complicité de leur partenaire de coalition qui parraine l’ennemi. Au contraire, ils ont renforcé leur partenariat avec la Turquie et coopèrent âprement avec ce même Etat-mécène de l’Etat islamique pour former les rebelles « modérés » afin de lutter contre l’Etat islamique.

Ce n’est pas uniquement la Turquie qui est en cause. L’année dernière, le vice-président américain Joe Biden a indiqué lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche que l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar et la Turquie, entre autres, fournissaient « des centaines de millions de dollars et des dizaines de milliers de tonnes d’armes » aux « éléments djihadistes extrémistes du Front al-Nosra et d’al-Qaïda » dans le cadre d’une « guerre par procuration entre sunnites et chiites ». Biden a ajouté qu’il était impossible, à tous égards, d’identifier les rebelles « modérés » en Syrie.

Rien n’indique que ce financement s’est épuisé. Pas plus tard qu’en septembre 2014, alors même que les Etats-Unis ont commencé à coordonner les frappes aériennes contre l’Etat islamique, les responsables du Pentagone ont révélé qu’ils savaient que leurs propres alliés de la coalition finançaient toujours l’Etat islamique.

Ce même mois, le général Martin Dempsey, chef d’Etat-major des armées des Etats-Unis, a été interrogé par le sénateur Lindsay Graham lors d’une audience du Comité des forces armées du Sénat. Quand ce dernier lui a demandé s’il connaissait « un allié majeur arabe qui embrasse l’idéologie de [l’Etat islamique] », l’intéressé a répondu : « Je connais des alliés arabes majeurs qui les financent. »

Malgré cela, le gouvernement américain n’a pas seulement refusé de sanctionner les alliés en question, mais les a récompensés en les incluant dans la coalition qui est censée combattre cette même entité extrémiste qu’ils financent. Pire encore, ces mêmes alliés continuent de se voir accorder une grande marge de manœuvre dans la sélection des combattants appelés à être formés.

Des membres clés de notre coalition contre l’Etat islamique bombardent l’Etat islamique par la voie aérienne tout en parrainant le groupe en coulisses au vu et au su du Pentagone.

L’arc des Etats musulmans défaillants

En Irak et en Syrie, où l’Etat islamique est né, l’état de dévastation dans lequel la société se trouve suite à une situation de conflit prolongé ne peut être sous-estimé. L’invasion militaire et l’occupation de l’Irak par l’Occident, avec leur lot de torture et de violence aveugle, ont joué un rôle indéniable pour ouvrir la voie à l’émergence d’une politique réactionnaire extrême. Avant l’intervention occidentale, al-Qaïda était totalement absent du pays. En Syrie, la guerre brutale menée par Assad contre son propre peuple continue de justifier la présence de l’Etat islamique et d’attirer des combattants étrangers.

L’apport continu aux réseaux islamistes extrémistes d’importantes sommes d’argent et de ressources matérielles à hauteur de centaines de milliards de dollars (que personne n’a encore été en mesure de quantifier dans leur totalité), coordonné par cette même interconnexion entre gouvernements occidentaux et musulmans, a eu un impact profondément déstabilisant au cours du dernier demi-siècle. L’Etat islamique est l’aboutissement post-moderne surréaliste de cette histoire sordide.

La coalition occidentale contre l’Etat islamique dans le monde musulman se compose de régimes répressifs dont les politiques nationales ont creusé les inégalités, écrasé les dissensions légitimes, torturé des activistes politiques pacifiques et attisé des rancunes profondes. Ce sont ces mêmes alliés qui ont financé l’Etat islamique, et qui continuent de le faire, au vu et au su des services de renseignement occidentaux.

Ce, malgré l’escalade de crises convergentes qui sévissent dans la région depuis une décennie. Le professeur Bernard Haykel, de l’université de Princeton, s’est exprimé à ce sujet : « Je vois l’Etat islamique comme un symptôme d’un ensemble structurel de problèmes beaucoup plus profonds dans le monde arabe sunnite… [C’est] lié à la politique. A l’éducation et notamment au manque d’éducation. A l’autoritarisme. A l’intervention étrangère. Au fléau du pétrole… Je pense que même si l’Etat islamique venait à disparaître, les causes sous-jacentes qui sont à l’origine de l’Etat islamique ne disparaîtraient pas. Et ces causes devraient être abordées par des politiques, des réformes et des changements menés sur plusieurs décennies non seulement par l’Occident, mais aussi par les sociétés arabes. »

Pourtant, comme nous l’avons vu avec le Printemps arabe, ces problèmes structurels ont été exacerbés par une véritable tempête de crises politiques, économiques, énergétiques et environnementales interdépendantes, toutes couvées par l’aggravation de la crise du capitalisme mondial.

Dans une région en proie à des sécheresses prolongées, à une défaillance de l’agriculture, à une chute des revenus pétroliers due au pic pétrolier local, à la corruption et à une mauvaise gestion économique aggravées par l’austérité néolibérale, et ainsi de suite, les Etats locaux ont commencé à s’effondrer. De l’Irak à la Syrie, de l’Egypte au Yémen, c’est cette même interconnexion entre des crises climatiques, énergétiques et économiques qui défait les gouvernements en place.

L’aliénation en Occident

Bien que l’Occident soit beaucoup plus résistant à ces crises mondiales interconnectées, les inégalités persistantes aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe de l’Ouest, qui ont un effet disproportionné sur les minorités ethniques, les femmes et les enfants, s’aggravent.

En Grande-Bretagne, près de 70 % des musulmans issus d’ethnies d’Asie du Sud et près de deux tiers de leurs enfants vivent dans la pauvreté. Un peu moins de 30 % des jeunes musulmans britanniques âgés de 16 à 24 ans sont sans emploi. Selon Minority Rights Group International, la situation des musulmans britanniques en termes d’« accès à l’éducation, à l’emploi et au logement » s’est détériorée au cours des dernières années au lieu de s’être améliorée. Cette dégradation a été accompagnée d’une « augmentation inquiétante de l’hostilité ouverte » exprimée par les communautés non-musulmanes et d’une propension croissante des services de police et de sécurité à cibler de manière disproportionnée les musulmans en vertu de l’autorité qui leur est conférée dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Les reportages constamment négatifs diffusés par les médias sur les musulmans, auxquels s’ajoutent les frustrations légitimes provoquées par une politique étrangère agressive et trompeuse dans le monde musulman, créent chez les musulmans britanniques un sentiment d’exclusion sociale associé à leur identité.

C’est l’ensemble de ces facteurs qui a un effet destructeur sur la formation de l’identité, et non chacun de ces facteurs pris séparément. Observés seuls, la pauvreté, la discrimination, les reportages négatifs sur les musulmans, et ainsi de suite, ne permettent pas nécessairement de rendre une personne vulnérable à la radicalisation. Toutefois, conjointement, ces facteurs peuvent forger un attachement à une identité marquée par l’aliénation, la frustration et l’échec.

La persistance de ces problèmes et leur interaction peuvent contribuer à la façon dont les musulmans de Grande-Bretagne issus de divers horizons commencent à se voir en tant que tout. Dans certains cas, cela peut générer un sentiment ancré de séparation, d’aliénation et de désillusion par rapport à la société en général. L’effet de cette identité d’exclusion sur un individu dépendra de l’environnement spécifique, des expériences et des choix de l’individu en question.

Les crises sociales prolongées peuvent jeter les bases du développement d’idéologies destructrices et xénophobes. Ces crises ébranlent les mœurs traditionnelles de certitude et de stabilité enracinées dans les notions établies d’identité et d’appartenance.

Alors que les musulmans vulnérables pourraient se tourner vers la culture des gangs ou, pire, vers l’extrémisme islamiste, les non-musulmans vulnérables pourraient adopter leur propre identité d’exclusion liée à des groupes extrémistes comme la Ligue de défense anglaise, ou d’autres réseaux d’extrême-droite.

Chez les groupes d’élites plus puissants, le sentiment de crise peut enflammer les idéologies néoconservatrices militaristes qui épurent les structures du pouvoir en place, justifient le statu quo, défendent le système déficient qui soutient leur pouvoir, et diabolisent les mouvements progressistes et ceux des minorités.

Dans ce maelström, l’injection de milliards de dollars au sein de réseaux extrémistes islamistes ayant un penchant pour la violence au Moyen-Orient donne du pouvoir à des groupes qui, auparavant, ne disposaient pas de soutiens locaux.

Alors que plusieurs crises convergent et s’intensifient tout en compromettant la stabilité de l’Etat et en attisant de plus grandes frustrations, cet apport massif de ressources dont bénéficient les idéologues islamistes est susceptible d’attirer dans le vortex de l’extrémisme xénophobe les individus en colère, aliénés et vulnérables. Ce processus se conclue par la création de monstres.

Une déshumanisation

Tandis que ces facteurs ont élevé à un niveau critique cette vulnérabilité régionale, le rôle joué par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne après le 11 septembre 2001 dans la coordination du financement secret fourni par les Etats du Golfe aux militants islamistes extrémistes à travers la région a jeté de l’huile sur le feu.

Les liens dont disposent ces réseaux islamistes en Occident signifient que les services de renseignement nationaux ont périodiquement fermé les yeux sur leurs disciples et infiltrés dans leur propre pays, ce qui a permis à ces derniers de croître, recruter et envoyer les candidats au djihad à l’étranger.

C’est pourquoi la composante occidentale de l’Etat islamique, bien que beaucoup plus petite que le contingent de combattants qui rallient le groupe depuis les pays voisins, reste largement imperméable à tout débat théologique significatif. Ils ne sont pas mus par la théologie, mais par l’insécurité d’une identité et d’un psychisme fracturés.

C’est ici, dans les méthodes de recrutement minutieusement calibrées de l’Etat islamique et des réseaux qui soutiennent l’organisation en Occident, que nous pouvons voir que le processus d’endoctrinement psychologique s’est affiné à travers les années grâce aux formations menées sous la tutelle des services de renseignement occidentaux. Ces services de renseignement ont en effet toujours été intimement impliqués dans l’élaboration d’outils violents d’endoctrinement islamiste.

Dans la plupart des cas, le recrutement de l’Etat islamique se fait en exposant les individus à des vidéos de propagande soigneusement élaborées, développées au moyen de méthodes de production avancées, et dont les plus efficaces sont remplies d’images réelles de massacres perpétrés par la puissance de feu occidentale contre les civils irakiens, afghans et palestiniens, ou par Assad contre les civils syriens.

L’exposition constante à ces scènes horribles d’atrocités perpétrées par l’Occident et la Syrie peut souvent avoir un effet similaire à ce qui pourrait arriver si ces scènes avaient été vécues directement, à savoir une forme de traumatisme psychologique qui peut même entraîner un stress post-traumatique.

Ces techniques de propagande sectaire contribuent à attiser des émotions accablantes de choc et de colère, qui à leur tour servent à anéantir la raison et à déshumaniser l’« Autre ». Le processus de déshumanisation est concrétisé à l’aide d’une théologie islamiste pervertie. Ce qui importe, ce n’est pas l’authenticité de cette théologie, mais sa simplicité. Cette théologie peut faire des merveilles sur un psychisme traumatisé par des visions de morts massives et dont la capacité à raisonner est immobilisée par la rage.

C’est pourquoi le recours à une littéralité poussée à l’extrême et à une décontextualisation complète est une caractéristique si commune aux enseignements islamistes extrémistes : en effet, pour un individu crédule ayant une faible connaissance de l’érudition islamique, à première vue tout cela semble vrai sur le plan littéral.

Basées sur des décennies d’interprétation erronée et sélective des textes islamiques par les idéologues militants, les sources sont soigneusement extraites et triées sur le volet pour justifier le programme politique du mouvement : un règne tyrannique, des massacres massifs et arbitraires, l’assujettissement et l’asservissement des femmes, et ainsi de suite ; des éléments qui deviennent tous partie intégrante de la survie et de l’expansion de l’« Etat ».

Etant donné que la fonction principale de l’introduction du raisonnement théologique islamiste extrême est de légitimer la violence et de sanctionner la guerre, celui-ci est conjugué à des vidéos de propagande qui promettent ce dont la recrue vulnérable semble manquer, à savoir la gloire, la fraternité, l’honneur et la promesse du salut éternel, peu importent les crimes ou délits pouvant avoir été commis par le passé.

Si vous ajoutez à cela la promesse du pouvoir (le pouvoir sur leurs ennemis, le pouvoir sur les institutions occidentales censées avoir éliminé leurs frères et sœurs musulmans, le pouvoir sur les femmes), ainsi qu’un habit religieux et des revendications de piété suffisamment convaincants, alors les sirènes de l’Etat islamique peuvent devenir irrésistibles.

Cela signifie que l’idéologie de l’Etat islamique n’est pas le facteur déterminant de son éclosion, de son existence et de son expansion, bien qu’il soit important de la comprendre et de la réfuter. L’idéologie est simplement l’opium du peuple dont il se nourrit et nourrit ses potentiels disciples.

En fin de compte, l’Etat islamique est un cancer du capitalisme industriel moderne en plein effondrement, un sous-produit fatal de notre dépendance inébranlable à l’or noir, un symptôme parasitaire de l’escalade des crises de civilisation qui secouent à la fois le monde musulman et le monde occidental. Tant que l’on ne s’attaque pas aux racines de ces crises, l’Etat islamique et ses semblables ne sont pas prêts de disparaître.

– See more at: http://www.middleeasteye.net/node/39507#sthash.GwHP0k33.dpuf

Close to the Wire

From Baltimore to Britain (and back again): we pray for the victims of tyranny and injustice, everywhere.

Close to the Wire.

 

Manuel Ochsenreiter: Тoday´s Тhreat to Europe is the US Occupation

“I seriously hope that our political class won´t be stupid enough to execute any military experiments against Russia. But I am convinced: The German population wouldn´t support today or in the future any aggression towards Moscow. Thank God.”

Center For Syncretic Studies

Manuel Ochsenreiter: Тoday´s Тhreat to Europe is the US Occupation

 

Nedic's_Serbia_coat_of_arms Interviewer: Dragana Trifkovic

* Manuel Ochsenreiter  is an award winning German journalist who regularly appears on RT covering subjects ranging from US military and economic hegemony in the world, to socio-political matters within Europe.  Ochsenreiter was from 2004-2011 chief editor of Deutschen Militärzeitschrift, for which he continues to write.  In March 2011, he moved to the same position for monthly Zuerst!

* Dragana Trifkovic is the Director General of the Center for Geostrategic Studies, and is an Engineer, Author (FSJ, Geopolitika, Novi Standard, NSPM, Zuerst), as well as a Member of the DSS political council.  She writes regular columns and articles for Serbian political, ideological, geostrategic and geopolitical publications, and has appeared numerous times on Serbian television.  

View original post 2,758 more words

These Ukrainian nationalists playing the USA’s game | The Fourth Political Theory

Prelude to more disasters in Europe…

These Ukrainian nationalists playing the USA’s game | The Fourth Political Theory.

ClubOrlov: Putin to Western elites: Play-time is over

ClubOrlov: Putin to Western elites: Play-time is over.

A turning point in the international (dis)order

 

“How to Start a War and Lose An Empire” ~ By Dmitry Orlov

Reblogged from Information Clearing House

October 21, 2014 “ICH” – A year and a half I wrote an essay on how the US chooses to view Russia, titled The Image of the Enemy. I was living in Russia at the time, and, after observing the American anti-Russian rhetoric and the Russian reaction to it, I made some observations that seemed important at the time. It turns out that I managed to spot an important trend, but given the quick pace of developments since then, these observations are now woefully out of date, and so here is an update.

At that time the stakes weren’t very high yet. There was much noise around a fellow named Magnitsky, a corporate lawyer-crook who got caught and died in pretrial custody. He had been holding items for some bigger Western crooks, who were, of course, never apprehended. The Americans chose to treat this as a human rights violation and responded with the so-called “Magnitsky Act” which sanctioned certain Russian individuals who were labeled as human rights violators. Russian legislators responded with the “Dima Yakovlev Bill,” named after a Russian orphan adopted by Americans who killed him by leaving him in a locked car for nine hours. This bill banned American orphan-killing fiends from adopting any more Russian orphans. It all amounted to a silly bit of melodrama.

But what a difference a year and a half has made! Ukraine, which was at that time collapsing at about the same steady pace as it had been ever since its independence two decades ago, is now truly a defunct state, with its economy in free-fall, one region gone and two more in open rebellion, much of the country terrorized by oligarch-funded death squads, and some American-anointed puppets nominally in charge but quaking in their boots about what’s coming next. Syria and Iraq, which were then at a low simmer, have since erupted into full-blown war, with large parts of both now under the control of the Islamic Caliphate, which was formed with help from the US, was armed with US-made weapons via the Iraqis. Post-Qaddafi Libya seems to be working on establishing an Islamic Caliphate of its own. Against this backdrop of profound foreign US foreign policy failure, the US recently saw it fit to accuse Russia of having troops “on NATO’s doorstep,” as if this had nothing to do with the fact that NATO has expanded east, all the way to Russia’s borders. Unsurprisingly, US–Russia relations have now reached a point where the Russians saw it fit to issue a stern warning: further Western attempts at blackmailing them may result in a nuclear confrontation.

The American behavior throughout this succession of defeats has been remarkably consistent, with the constant element being their flat refusal to deal with reality in any way, shape or form. Just as before, in Syria the Americans are ever looking for moderate, pro-Western Islamists, who want to do what the Americans want (topple the government of Bashar al Assad) but will stop short of going on to destroy all the infidel invaders they can get their hands on. The fact that such moderate, pro-Western Islamists do not seem to exist does not affect American strategy in the region in any way.

Similarly, in Ukraine, the fact that the heavy American investment in “freedom and democracy,” or “open society,” or what have you, has produced a government dominated by fascists and a civil war is, according to the Americans, just some Russian propaganda. Parading under the banner of Hitler’s Ukrainian SS division and anointing Nazi collaborators as national heroes is just not convincing enough for them. What do these Nazis have to do to prove that they are Nazis, build some ovens and roast some Jews? Just massacring people by setting fire to a building, as they did in Odessa, or shooting unarmed civilians in the back and tossing them into mass graves, as they did in Donetsk, doesn’t seem to work. The fact that many people have refused to be ruled by Nazi thugs and have successfully resisted them has caused the Americans to label them as “pro-Russian separatists.” This, in turn, was used to blame the troubles in Ukraine on Russia, and to impose sanctions on Russia. The sanctions would be reviewed if Russia were to withdraw its troops from Ukraine. Trouble is, there are no Russian troops in Ukraine.

Note that this sort of behavior is nothing new. The Americans invaded Afghanistan because the Taleban would not relinquish Osama Bin Laden (who was a CIA operative) unless Americans produced evidence implicating him in 9/11—which did not exist. Americans invaded Iraq because Saddam Hussein would not relinquish his weapons of mass destruction—which did not exist. They invaded Libya because Muammar Qaddafi would not relinquish official positions—which he did not hold. They were ready to invade Syria because Bashar al Assad had used chemical weapons against his own people—which he did not do. And now they imposed sanctions on Russia because Russia had destabilized and invaded Ukraine—which it did not do either. (The US did that.)

The sanctions against Russia have an additional sort of unreality to them, because they “boomerang” and hurt the West while giving the Russian government the impetus to do what it wanted to do all along. The sanctions infringed on the rights of a number of Russian businessmen and officials, who promptly yanked their money out of Western banks, pulled their children out of Western schools and universities, and did everything else they could to demonstrate that they are good patriotic Russians, not American lackeys. The sanctions affected a number of Russian energy companies, cutting them off from Western sources of technology and financing, but this will primarily hurt the earnings of Western energy companies while helping their Chinese competitors. There were even some threats to cut Russia off from the SWIFT system, which would have made it quite difficult to transfer funds between Russia and the West, but what these threats did instead was to give Russia the impetus to introduce its own RUSSWIFT system, which will include even Iran, neutralizing future American efforts at imposing financial restrictions.

The sanctions were meant to cause economic damage, but Western efforts at inflicting short-term economic damage on Russia are failing. Coupled with a significant drop in the price of oil, all of this was supposed to hurt Russia fiscally, but since the sanctions caused the Ruble to drop in tandem, the net result on Russia’s state finances is a wash. Oil prices are lower, but then, thanks in part to the sanctions, so is the Ruble, and since oil revenues are still largely in dollars, this means that Russia’s tax receipts are at roughly the same level at before. And since Russian oil companies earn dollars abroad but spend rubles domestically, their production budgets remain unaffected.

The Russians also responded by imposing some counter-sanctions, and to take some quick steps to neutralize the effect of the sanctions on them. Russia banned the import of produce from the European Union—to the horror of farmers there. Especially hurt were those EU members who are especially anti-Russian: the Baltic states, which swiftly lost a large fraction of their GDP, along with Poland. An exception is being made for Serbia, which refused to join in the sanctions. Here, the message is simple: friendships that have lasted many centuries matter; what the Americans want is not what the Americans get; and the EU is a mere piece of paper. Thus, the counter-sanctions are driving wedges between the US and the EU, and, within the EU, between Eastern Europe (which the sanctions are hurting the most) and Western Europe, and, most importantly, they drive home the simple message that the US is not Europe’s friend.

There is something else going on that is going to become more significant in the long run: Russia has taken the hint and is turning away from the West and toward the East. It is parlaying its open defiance of American attempts at world domination into trade relationships throughout the world, much of which is sick and tired of paying tribute to Washington. Russia is playing a key role in putting together an international banking system that circumvents the US dollar and the US Federal Reserve. In these efforts, over half the world’s territory and population is squarely on Russia’s side and cheering loudly. Thus, the effort to isolate Russia has produced the opposite of the intended result: it is isolating the West from the rest of the world instead.

In other ways, the sanctions are actually being helpful. The import ban on foodstuffs from EU is a positive boon to domestic agriculture while driving home a politically important point: don’t take food from the hands of those who bite you. Russia is already one of the world’s largest grain exporters, and there is no reason why it can’t become entirely self-sufficient in food. The impetus to rearm in the face of NATO encroachment on Russian borders (there are now US troops stationed in Estonia, just a short drive from Russia’s second-largest city, St. Petersburg) is providing some needed stimulus for industrial redevelopment. This round of military spending is being planned a bit more intelligently than in the Soviet days, with eventual civilian conversion being part of the plan from the very outset. Thus, along with the world’s best jet fighters, Russia is likely to start building civilian aircraft for export and competing with Airbus and Boeing.

But this is only the beginning. The Russians seem to have finally realized to what extent the playing field has been slanted against them. They have been forced to play by Washington’s rules in two key ways: by bending to Washington’s will in order to keep their credit ratings high with the three key Western credit rating agencies, in order to secure access to Western credit; and by playing by the Western rule-book when issuing credit of their own, thus keeping domestic interest rates artificially high. The result was that US companies were able to finance their operations more cheaply, artificially making them more competitive. But now, as Russia works quickly to get out from under the US dollar, shifting trade to bilateral currency arrangements (backed by some amount of gold should trade imbalances develop) it is also looking for ways to turn the printing press to its advantage. To date, the dictat handed down from Washington has been: “We can print money all we like, but you can’t, or we will destroy you.” But this threat is ringing increasingly hollow, and Russia will no longer be using its dollar revenues to buy up US debt. One proposal currently on the table is to make it impossible to pay for Russian oil exports with anything other than rubles, by establishing two oil brokerages, one in St. Petersburg, the other, seven time zones away, in Vladivostok. Foreign oil buyers would then have to earn their petro-rubles the honest way—through bilateral trade—or, if they can’t make enough stuff that the Russians want to import, they could pay for oil with gold (while supplies last). Or the Russians could simply print rubles, and, to make sure such printing does not cause domestic inflation, they could export some inflation by playing with the oil spigot and the oil export tariffs. And if the likes of George Soros decides to attack the ruble in an effort to devalue it, Russia could defend its currency simply by printing fewer rubles for a while—no need to stockpile dollar reserves.

So far, this all seems like typical economic warfare: the Americans want to get everything they want by printing money while bombing into submission or sanctioning anyone who disobeys them, while the rest of the world attempts to resist them. But early in 2014 the situation changed. There was a US-instigated coup in Kiev, and instead of rolling over and playing dead like they were supposed to, the Russians mounted a fast and brilliantly successful campaign to regain Crimea, then successfully checkmated the junta in Kiev, preventing it from consolidating control over the remaining former Ukrainian territory by letting volunteers, weapons, equipment and humanitarian aid enter—and hundreds of thousands of refugees exit—through the strictly notional Russian-Ukrainian border, all the while avoiding direct military confrontation with NATO. Seeing all of this happening on the nightly news has awakened the Russian population from its political slumber, making it sit up and pay attention, and sending Putin’s approval rating through the roof.

The “optics” of all this, as they like to say at the White House, are rather ominous. We are coming up on the 70th anniversary of victory in World War II—a momentous occasion for Russians, who pride themselves on defeating Hitler almost single-handedly. At the same time, the US (Russia’s self-appointed arch-enemy) has taken this opportunity to reawaken and feed the monster of Nazism right on Russia’s border (inside Russia’s borders, some Russians/Ukrainians would say). This, in turn, makes the Russians remember Russia’s unique historical mission is among the nations of the world: it is to thwart all other nations’ attempts at world domination, be it Napoleonic France or Hitleresque Germany or Obamaniac America. Every century or so some nation forgets its history lessons and attacks Russia. The result is always the same: lots of corpse-studded snowdrifts, and then Russian cavalry galloping into Paris, or Russian tanks rolling into Berlin. Who knows how it will end this time around? Perhaps it will involve polite, well-armed men in green uniforms without insignia patrolling the streets of Brussels and Washington, DC. Only time will tell.

You’d think that Obama has already overplayed his hand, and should behave accordingly. His popularity at home is roughly the inverse of Putin’s, which is to say, Obama is still more popular than Ebola, but not by much. He can’t get anything at all done, no matter how pointless or futile, and his efforts to date, at home and abroad, have been pretty much a disaster. So what does this social worker turned national mascot decide to do? Well, the way the Russians see it, he has decided to declare war on Russia! In case you missed it, look up his speech before the UN General Assembly. It’s up on the White House web site. He placed Russia directly between Ebola and ISIS among the three topmost threats facing the world. Through Russian eyes his speech reads as a declaration of war.

It’s a new, mixed-mode sort of war. It’s not a total war to the death, although the US is being rather incautious by the old Cold War standards in avoiding a nuclear confrontation. It’s an information war—based on lies and unjust vilification; it’s a financial and economic war—using sanctions; it’s a political war—featuring violent overthrow of elected governments and support for hostile regimes on Russia’s borders; and it’s a military war—using ineffectual but nevertheless insulting moves such as stationing a handful of US troops in Estonia. And the goals of this war are clear: it is to undermine Russia economically, destroy it politically, dismember it geographically, and turn it into a pliant vassal state that furnishes natural resources to the West practically free of charge (with a few hand-outs to a handful of Russian oligarchs and criminal thugs who play ball). But it doesn’t look like any of that is going to happen because, you see, a lot of Russians actually get all that, and will choose leaders who will not win any popularity contests in the West but who will lead them to victory.

Given the realization that the US and Russia are, like it or not, in a state of war, no matter how opaque or muddled, people in Russia are trying to understand why this is and what it means. Obviously, the US has seen Russia as the enemy since about the time of the Revolution of 1917, if not earlier. For example, it is known that after the end of World War II America’s military planners were thinking of launching a nuclear strike against the USSR, and the only thing that held them back was the fact that they didn’t have enough bombs, meaning that Russia would have taken over all of Europe before the effects of the nuclear strikes could have deterred them from doing so (Russia had no nuclear weapons at the time, but lots of conventional forces right in the heart of Europe).

But why has war been declared now, and why was it declared by this social worker turned national misleader? Some keen observers mentioned his slogan “the audacity of hope,” and ventured to guess that this sort of “audaciousness” (which in Russian sounds a lot like “folly”) might be a key part of his character which makes him want to be the leader of the universe, like Napoleon or Hitler. Others looked up the campaign gibberish from his first presidential election (which got silly young Americans so fired up) and discovered that he had nice things to say about various cold warriors. Do you think Obama might perhaps be a scholar of history and a shrewd geopolitician in his own right? (That question usually gets a laugh, because most people know that he is just a chucklehead and repeats whatever his advisers tell him to say.) Hugo Chavez once called him “a hostage in the White House,” and he wasn’t too far off. So, why are his advisers so eager to go to war with Russia, right now, this year?

Is it because the US is collapsing more rapidly than most people can imagine? This line of reasoning goes like this: the American scheme of world domination through military aggression and unlimited money-printing is failing before our eyes. The public has no interest in any more “boots on the ground,” bombing campaigns do nothing to reign in militants that Americans themselves helped organize and equip, dollar hegemony is slipping away with each passing day, and the Federal Reserve is fresh out of magic bullets and faces a choice between crashing the stock market and crashing the bond market. In order to stop, or at least forestall this downward slide into financial/economic/political oblivion, the US must move quickly to undermine every competing economy in the world through whatever means it has left at its disposal, be it a bombing campaign, a revolution or a pandemic (although this last one can be a bit hard to keep under control). Russia is an obvious target, because it is the only country in the world that has had the gumption to actually show international leadership in confronting the US and wrestling it down; therefore, Russia must be punished first, to keep the others in line.

I don’t disagree with this line of reasoning, but I do want to add something to it.

First, the American offensive against Russia, along with most of the rest of the world, is about things Americans like to call “facts on the ground,” and these take time to create. The world wasn’t made in a day, and it can’t be destroyed in a day (unless you use nuclear weapons, but then there is no winning strategy for anyone, the US included). But the entire financial house of cards can be destroyed rather quickly, and here Russia can achieve a lot while risking little. Financially, Russia’s position is so solid that even the three Western credit ratings agencies don’t have the gall to downgrade Russia’s rating, sanctions notwithstanding. This is a country that is aggressively paying down its foreign debt, is running a record-high budget surplus, has a positive balance of payments, is piling up physical gold reserves, and not a month goes by that it doesn’t sign a major international trade deal (that circumvents the US dollar). In comparison, the US is a dead man walking: unless it can continue rolling over trillions of dollars in short-term debt every month at record-low interest rates, it won’t be able to pay the interest on its debt or its bills. Good-bye, welfare state, hello riots. Good-bye military contractors and federal law enforcement, hello mayhem and open borders. Now, changing “facts on the ground” requires physical actions, whereas causing a financial stampede to the exits just requires somebody to yell “Boo!” loudly and frighteningly enough.

Second, it must be understood that at this point the American ruling elite is almost entirely senile. The older ones seem actually senile in the medical sense. Take Leon Panetta, the former Defense Secretary: he’s been out flogging his new book, and he is still blaming Syria’s Bashar al Assad for gassing his own people! By now everybody else knows that that was a false flag attack, carried out by some clueless Syrian rebels with Saudi help, to be used as an excuse for the US to bomb Syria—you know, the old “weapons of mass destruction” nonsense again. (By the way, this kind of mindless, repetitive insistence on a fake rationale seems like a sure sign of senility.) That plan didn’t work because Putin and Lavrov intervened and quickly convinced Assad to give up his useless chemical weapons stockpile. The Americans were livid. So, everybody knows this story—except Panetta. You see, once an American official starts lying, he just doesn’t know how to stop. The story always starts with a lie, and, as facts emerge that contradict the initial story, they are simply ignored.

So much for the senile old guard, but what about their replacements? Well, the poster boy for the young ones is Hunter Biden, the VP’s son, who went on a hookers-and-blow tour of Ukraine last summer and inadvertently landed a seat on the board of directors of Ukraine’s largest natural gas company (which doesn’t have much gas left). He just got outed for being a coke fiend. In addition to the many pre-anointed ones, like the VP’s son, there are also many barns full of eagerly bleating Ivy League graduates who have been groomed for jobs in high places. These are Prof. Deresiewicz’s “Excellent Sheep.”

There just isn’t much that such people, young or old, can be made to respond to. International embarrassment, military defeat, humanitarian catastrophe—all these things just bounce off them and stick to you for bringing them up and being overly negative about their rose-colored view of themselves. The only hit they can actually feel is a hit to the pocketbook.

Which brings us all the way back to my first point: “Boo!”
Dmitry Orlov is currently working on a new book that will be out later this year.  Orlov says, “The new book is about communities and what makes them resistant to adverse events such as financial collapse.”  Orlov adds, “The U.S., as a whole, is not resistant to shocks, but some parts of America are.”  You can find Dmitry Orlov at ClubOrlov.com. 

Ukraine: The Danger of False Narrative | Common Dreams | Breaking News & Views for the Progressive Community

Ukraine: The Danger of False Narrative | Common Dreams | Breaking News & Views for the Progressive Community.

… And they dug their own graves…

Emperor Obama’s Old New Clothes and The US Energy War

The plain truth, why we are where we are, and the negation of democracy and human rights, for gas.