Presidentielles 2017

Choisir La France #ChoisirLaFrance

Prenons-nous tels que nous sommes. Prenons le siècle comme il est. Nous avons à mener à bien, malgré d’immenses difficultés, une rénovation profonde qui conduise chaque homme et chaque femme de chez nous à plus d’aisance, de sécurité, de joie, et qui nous fasse plus nombreux, plus puissants, plus fraternels. Nous avons à conserver la liberté sauvée avec tant et tant de peine. Nous avons à assurer le destin de la France au milieu de tous les obstacles qui se dressent sur sa route et sur celle de la paix. Nous avons à déployer, parmi nos frères les hommes, ce dont nous sommes capables, pour aider notre pauvre et vieille mère, la Terre. Soyons assez lucides et assez forts pour nous donner et pour observer des règles de vie nationale qui tendent à nous rassembler quand, sans relâche nous sommes portés à nous diviser contre nous-mêmes ! Toute notre Histoire, c’est l’alternance des immenses douleurs d’un peuple dispersé et des fécondes grandeurs d’une nation libre groupée sous l’égide d’un Etat fort.

Charles de Gaulle, Discours de Bayeux, 16 Juin 1946

Ce dimanche 30 Avril le ciel de Berlin est bleu, parsemé de petits nuages blancs. Le long des avenues bordées d’arbres aux feuilles de printemps, les résidents se promènent, à pied, ou en vélo, décontractés et souriant.

Nous sommes bien loin de la furie qui se déchaîne depuis la semaine dernière en France. Demain, 1er Mai, les Berlinois célèbreront la fête du travail, un jour férié ici, sans interruption depuis plus de cent ans. Dans une semaine je reprendrai le chemin de l’ Institut Français, sur le Kurfürstendamm, pour voter dans le second tour des élections présidentielles.

Il y a quinze jours j’ai voté pour Monsieur Mélenchon et la France Insoumise. La semaine prochaine je vais voter pour Marine Le Pen, et le Front National, sans hésitation. Mes raisons sont très simples: je suis un patriote, et je suis de gauche. Comme patriote je veux empêcher un représentant des banques corruptrices et apatrides d’accèder au poste suprême de la République, et je veux que mon pays retrouve son indépendance. Comme homme de gauche je crois à la défence des droits des travailleurs, je suis contre la délocalisation qui tue les emplois, et je veux une société plus juste. Je comprend les différences entre le programme de Monsieur Mélenchon et celui de Madame Le Pen, et je les accepte: la priorité maintenant c’est d’élire un président qui croit en la France, et la défendra, un président qui ne soit pas au service des oligarchies, et est prête à se battre contre elles. Je sais aussi qu’il y a des différences de principe entre ce point de vue, et celui de certains électeurs du Front National. Mais je ne suis pas quelqu’un qui traite les gens qui sont d’un autre avis de fasciste. Le vrai fascisme est celui du terrorisme international, des crapules neo-libérales qui font de l’immigration un moyen de trahir les travailleurs, et sont donc complices de ce terrorisme.

Si vous êtes Française, ici à Berlin comme moi, ou partout ailleurs, je vous invite à bien réfléchir, et à Choisir La France.

Charles de Gaulle Looking Over Map

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